Maîtrise d'Ouvrage : Ville de Paris – Direction des Affaires Scolaires
Maîtrise d'Oeuvre : Monsieur Hervé Baptiste (Architecte en Chef des Monuments Historiques)
Délais du chantier : 13 mois
Début des travaux : juin 2006
Reconstruite au XVIIe siècle par Jacques Lemercier, sur ordre de Richelieu, la Chapelle de la Sorbonne est
considérée comme l'un des chefs-d'oeuvre du premier art classique français.
La façade présente deux rangs de colonnes superposées d'ordre corinthien, et d'ordre composite; elle est
ornée de quatre statues : dans le haut à gauche, saint Thomas d'Aquin; à droite, Pierre Lombard; plus bas
,
dans les niches, Bossuet à droite, Gerson à gauche.
Le chantier de restauration des parties ornementales et des sculptures de la façade occidentale de la Chapelle
de la Sorbonne s’est déroulé de janvier à octobre 2006.
Le lot n°2 attribué à Tollis avait en charge la restauration et la restitution de l’ensemble des sculptures.
Le constat réalisé préalablement aux travaux permit de mettre en évidence des pathologies dites "classiques" liées conjointement aux causes suivantes:
- une colonisation de mousses et de lichens
- un encrassement généralisé dans les zones abritées, résultant d'un dépôt de poussière aggloméré
- des desquamations et pertes de matière résultant des infiltrations d'eau et des cycles alternatifs de gel-dégel, laissant présager la présence d’une pollution saline
En complément de ces facteurs d'altération, des troubles structurels liés aux dilatations différentielles ou au poinçonnement excessif de l’entablement se manifestaient sous la forme de fissures,
atteignant parfois plusieurs millimètres; ces désordres avaient notamment provoqué la fissuration des chapiteaux sur le plan vertical.
Parrallèlement au volet esthétique du projet de restauration, l'un des enjeux majeurs de ce chantier de restauration des sculptures consistait à rendre
à l'entablement et aux chapiteaux le soutenant leur cohésion et leur homogénéité mécanique d’origine.
Des travaux de sculpture neuve furent également réalisés en reprise de zones lacunaires ou trop altérées pour être conservées.